Les plus beaux chateaux de FRANCE

Les plus beaux chateaux de FRANCE
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mise a jour : Le 1/07/2005 Et laissez des commentaires aussi .

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# Posté le jeudi 24 mars 2005 05:23

Modifié le vendredi 01 juillet 2005 11:36

Queribus (AUDE)

Queribus (AUDE)
Vue de la forteresse des corbières (XIè XVè siècle )
Valée des fenouillèdes les Pyrénées.

Le territoire de Cucugnan fut occupé dès le Néolithique. L'occupation humaine se poursuivra durant la période romaine.
A l'époque Carolingienne, Cucugnan faisait partie du Perapertusès, une des subdivisions du comté du Razès qui appartenait aux comtes de Carcassonne. C'est à ce titre de comte de Razès qu'en 951, Roger de Carcassonne fait don de certaines possessions à Cucugnan à la puissante abbaye de Lagrasse.
Quelques années plus tard, en 980, à la suite de la guerre du Razès, la plus grande partie du Perapertusès passe dans les mains du comte de Cerdagne-Besalù, qui fortifie sa frontière par une ligne de châteaux comprennant notamment Peyrepertuse et Quéribus.
En 1070, Cucugnan est cité lors de serments prétés au comte Bernard de Besalù, et en 1140, Béranger de Peyrepertuse rend hommage au comte de Barcelonne pour la "forteda de Cucuniano".
Ainsi le château semble avoir été construit par les seigneurs de Peyrepertuse.
Une famille de Cucugnan, sans doute une branche cadette de la famille de Peyrepertuse apparaît en 1193. Lors de la croisade contre les Albigeois, cette famille se présente comme l'une des championnes de la cause du Languedoc. Ainsi, avant 1240, Pierre de Cucugnan ravitaille les hérétiques du château de Puylaurens, et héberge dans son château de Camps-sur-l'Agly, le faidit Guiraud d'Aniort. En 1240, avec ce dernier il rejoint Raymond Trencavel et Olivier de Termes qui font le siège de Carcassonne. Mais, à la suite de l'échec de ce siège, il va faire sa soumission à Saint-Louis en 1241, avec son frère Béranger et Olivier de Termes.
En 1247, il jure fidélité à Louix IX, sous la caution d'Olivier de Termes et peut récupérer son fils, jusque là gardé en otage par le roi au château de Termes, et sa moitié de la seigneurie de Camps (qu'il devait tenir, ainsi que la moitié de Soulatgé, de sa femme Ermeniarde de Soulatgé).
Par la suite, les familles de Peyrepertuse et Cucugnan conservent la seigneurie puisqu'en 1345, Guillaume de Peyrepertuse est seigneur de Cucugnan et en 1389 Guillaume de Cucugnan rend hommage au roi de France pour la moitié du château de Cucugnan.
le château de Quéribus

Quéribus est perché sur un étroit piton rocheux (728m d'altitude), véritable nid d'aigle commandant Corbières et Fenouillèdes.
Mentionné pour la première fois en 1020, il fait alors partie du comté de Besalù, puis de Barcelonne et entre enfin dans la maison d'Aragon en 1162 en tant que forteresse-frontière.
Il abritera des Cathares dont le diacre du Razès Benoît de Termes, venus se réfugier sous l'autorité du chevalier Chabert de Barbaira. Celui-ci sera finalement contraint de céder devant Saint-Louis en 1258. Dernier bastion à tomber après la chute de Montségur, il devient forteresse royale en 1258. Il ne perdra son intérêt stratégique qu'en 1659 lors du traité des Pyrénées qui fixera définitivement une nouvelle frontière entre la France et l'Espagne.

# Posté le jeudi 24 mars 2005 16:18

Modifié le mercredi 30 mars 2005 11:01

Le Castillet

Le Castillet
Perpignan (pyrénées-orientales) Forteresse du XIVè siècle

Durant la deuxième moitié du XIVe siècle Perpignan décida d'accroître le système de défense de la ville pour contrer les nombreuses menaces extérieures. C'est au Nord que le système précédent était le plus déficient, aussi a t-il été décidé de changer la porte de la ville qui existait déjà.
Le 10 août 1368 l'Infant Joan d'Arago, Gouverneur Général du Royaume, écrivit au Comte de Barcelone pour fortifier la ville. Les crédits furent fournis par d'une part un impôt supplémentaire, d'autre part par de l'argent fourni exceptionnellement par le commerce de la ville. Un architecte fut nommé pour construire le nouveau système de défense Nord appelé "Castellet Nostra dona", tout était alors en place pour entreprendre les travaux. Il sera rapidement édifié durant le règne de Pere IV d'Aragon (1319/1336/1387), entre 1367 et 1370, et cela malgré l'importance de l'ouvrage et l'énorme quantité de briques à cuire nécessaires à sa construction.
Un siècle plus tard le Roussillon est passé au main des troupes françaises. La population hostile à ce nouveau pouvoir risquait de se soulever à tout moment; aussi pour pallier à cette éventualité Louis XI fit entreprendre des travaux (de 1478 à 1479) pour à la fois surveiller les environs de la ville et l'intérieur de la ville. Ainsi fut surélevé l'escalier principal qui fut au passage surmonté d'un lanterneau caractéristique. Fait significatif, des meurtrières furent percées, et un observateur attentif pourrait encore constater qu'il en fut plus percées côté ville que côté extérieur. L'architecte italien Bonissi, fixé à Montpellier, réalisa les travaux de la Porte Notre-Dame. Tout cela fut inutile, car par le traité de Narbonne, le 2 septembre 1493, le Roussillon fut cédé par Charles VIII à l'Espagne. La charge de "Gouveneur" du Castillet se maintint depuis sa fondation jusqu'au milieu du XVIIe siècle. Elle était confiée à des Capitaines issus de la noblesse locale, au service des régimes successifs : Jean d'Albion (1493), Raphaël d'Albion (1506), Jean d'Arce-Çagarriga (1551), Mathias Oller (XVIe siècle), Barthélemy Gener (XVIe siècle), Ferdinand d'Ortaffa (1603), Jérôme de Hérédia (1610), Gaspard de Tord (1616), Gabriel de Llupia (1620), Raymond Xatmar, Gilbert de Joli (1640) et Dominique Manalt (1651).
En 1659 fut signé le traité de Pyrénées, attribuant définitivement le Roussillon à la France. Toujours hostile à une quelconque souveraineté de la France, les roussillonnais se révoltèrent, mais l'autorité fut la plus forte. Cette période trouble transforma le Castillet en prison où furent jetés, torturés et assassinés de nombreux opposants. En 1697, le bâtiment fut officiellement déclaré prison d'état. Par dessus ces évènements vinrent les guerres de religion, alimentant en hommes ce sinistre bâtiment. Un siècle plus tard, sa vocation n'avait pas changé, servant toujours à emprisonner les victimes de la révolution française.
En 1888 seule une partie était resté une prison, le reste servait de "Foyer du Soldat", une sorte de cercle de garnison.
Description du Castillet
Le Castillet fut construit avec de la brique cuite à qui elle doit cette superbe couleur rouge. Ce matériaux était alors peu utilisé, l'architecte ayant fait un pari risqué. Plus tard, les meurtrières construites par Louis XI furent cernées de granit, faisant comme des tableaux autour d'imaginaires fenêtres.
Pour une longueur de 30 mètres et une largeur de 15, le Castillet a une hauteur de 20 mètres au niveau des terrasses. L'épaisseur des murs va de 3,5 mètres en décroissant jusqu'à 2,5 mètres.
Au sol la forme du Castillet est ovale côté Ouest et rectangulaire côté Est, la hauteur étant constante. Vers le côté Est la porte Notre-dame fut percée, haute de 5 mètres, composé d'un côté intérieur et un côté extérieur.
Le côté extérieur est composé d'un pont-levis enjambant la Basse (qui à cette époque suivait la muraille Nord et rejoignait la Têt beaucoup plus loin), d'une grille glissant verticalement et d'une porte à double battant alors que le côté intérieur est composé d'une herse coulissant verticalement, et d'une porte à double battant. L'ensemble de ces portes et grilles est toujours en place à l'heure actuelle.

# Posté le jeudi 24 mars 2005 16:21

Modifié le mercredi 30 mars 2005 11:00

Chambord

Chambord
( Loire et cher) Vue aérienne du chateau (XVIè siècle)
La façade sud et la porte royale.


Chambord
C'est au c½ur d'une vaste forêt giboyeuse, plate et fangeuse, souvent embrumée, que ce palais blanc et irréel surgit des marais. Le plan de l'édifice est celui d'un château fort de plaine. Il comporte une vaste enceinte rectangulaire, cantonnée de tours rondes, sur un côté de laquelle s'érige un donjon. Ce dernier possède des proportions colossales, et constitue à lui seul le château presque entier. L'ensemble dégage toutefois un profond sentiment de majesté, et la clarté géométrique du plan, l'harmonie des proportions et la fantaisie de ses toitures hérissées de tourelles, de cheminées et de lucarnes vertigineuses furent, à travers les siècles, autant de sources d'émerveillement. Selon Alfred de Vigny, " ...on conçoit à peine comment les plans furent tracés... c'est un songe réalisé ".
1800 ouvriers, dit-on, ½uvrèrent à la construction de Chambord, à partir de 1519 et pendant plus de trente ans. Si l'ombre de Léonard de Vinci – ami du roi et " architecteur " officiel qui mourut quelques mois avant l'ouverture du chantier - plane sur l'étonnant escalier à double révolution, on ne connaît cependant pas l'auteur de cette demeure étrange, à la fois prodigieuse et inhabitable. Souverains et ambassadeurs Européens l'ont admirée, et en restèrent confondus. François 1er, qui en rêva, n'y passa que quelques semaines, la laissant vide de meubles et d'habitants après chaque passage et, finalement, inachevée...
Faut-il donc y voir la volonté du roi de France, face à Charles Quint et Henri VIII d'Angleterre, de s'imposer dans une Europe changeante, une image donnée de la centralisation du pouvoir qui s'instaure alors ?
Si Henri II (1519-1559) en poursuivit quelques temps les travaux, ceux-ci ne furent terminés que sous le règne de Louis XIV (1638-1715), qui aima ce lieu prestigieux au point d'y faire plusieurs séjours ponctués de chasses, de ballets et des représentations théâtrales de Molière.
Par la suite, bien que rarement habité, il conserva une fonction symbolique, représentant ce qu'un pouvoir absolu pouvait faire en matière de construction inutile, née de la seule fantaisie et du bon plaisir du souverain. Chambord devint alors le "cadeau" prestigieux et la résidence dont bénéficièrent de diverses manières les ducs d'Orléans au XVIIème siècle; Stanislas Leczcinski, beau père de Louis XV et roi de Pologne en exil, et le maréchal Maurice de Saxe au XVIIIème siècle et, au XIXème siècle, le maréchal Berthier puis le duc de Bordeaux, devenu comte de Chambord.

# Posté le jeudi 24 mars 2005 16:23

Modifié le mercredi 30 mars 2005 10:58

Montreuil-Bellay

Montreuil-Bellay
Vue générale aérienne

Montreuil bella
Le château fut construit au XIème siècle par Foulques Nerra (Faucon Noir), Comte d'Anjou. Il le donna à son vassal Berlay.
A la Renaissance, au XVème siècle, la forteresse médiévale se doubla d'un château de plaisance avec fenêtres à meneaux et sculptures, imitant les palais italiens. C'est l'actuel château neuf.

La puissante forteresse surplombant le Thouet illustre la détermination de ses défenseurs. Du Moyen Age on gardera l'aspect défensif qui sera régulièrement mis à l'épreuve. 650 mètres de remparts et 13 tours délimitent le périmètre de la place forte.

Au XV ème siècle, la famille d'Harcourt apportera les influences et les artistes de la Renaissance italienne pour faire ériger une élégante demeure plus confortable, toujours habitée, très élancée à l'image de la tour de l'escalier d'honneur qui culmine à plus de 35 mètres.

Une visite sur le chemin de ronde s'impose pour dominer l'imposant système défensif (tours, barbacane, échauguettes,...). A l'opposé, à l'intérieur de l'enceinte, la sérénité des lieux vous invitera à déambuler le long des murailles tapissées de roses ou découvrir, depuis l'esplanade, un panorama embrassant la vallée du Thouet, entre deux portes fortifiées de la vieille ville.

La visite guidée du château vous ouvre les portes des salons. Propriétaire depuis le XIX ème siècle, la famille de Grandmaison habite les lieux. Dans les pièces superbement meublées, un portrait de famille, un meuble, évoquent un épisode historique ou une anecdote familiale; peut être une amusante allusion sur la première confrérie vineuse, les Sacavins, qui fût créée par le Baron de Grandmaison sous les voûtes gothiques des caves du château. Une tradition historique viticole est d'ailleurs toujours perpétuée. Le domaine apporte tous ses soins à produire les vins du château, dont la découverte modérée permet d'achever agréablement la visite.

# Posté le jeudi 24 mars 2005 16:25

Modifié le mercredi 30 mars 2005 10:56