Chateau de la Guerche

Chateau de la Guerche
Vue aérienne et de la vallée.
Villequier (seine marne)

Château de la guerche
Histoire :
Le toponyme "Guerche", qui dérive du francique "werki" (fortification), est habituellement lié aux fortifications édifiées par les Francs aux limites du bassin aquitain wisigoth. L'histoire de la Guerche ne peut ainsi être séparée de celle de la frontière Touraine-Poitou, que marque la Creuse, en bordure de laquelle s'élève le château.
C'est également à la Guerche qu'une voie antique traversait la Creuse. Il ne nous est guère possible pourtant de juger d'une éventuelle occupation romaine du site, malgré la découverte au XIXème siècle d'un balnéaire dans le faubourg de la Petite Guerche. Mais cette voie de communication resta en usage durant tout le moyen-âge, le franchissement de la Creuse étant assuré à partir du XIIème siècle par un pont en dos d'âne (emporté par une crue de la Creuse au XVIIème siècle, il est encore visible sur la gravure du château réalisée par Claude Chastillon au début de ce siècle-là). Il s'agissait alors de l'un des trois ponts existant sur la Creuse, avec ceux de la Roche-Posay et de La Haye.
Ces deux éléments rendent bien compte de l'importance stratégique du site, notamment dans le contexte des luttes d'influence entre Capétiens et Plantagenêts.
La première mention de l'existence d'un château à la Guerche remonte aux environs de 1095 lorsque fut passé "in castro Wirchiae" un acte de donation en faveur de l'abbaye de Preuilly. Le castrum dépendait alors d'un "chevalier de la Guerche". Au XIIème siècle, la Guerche relèvait de la seigneurie de Preuilly qu'elle verrouillait sur son flanc sud. Elle constituait l'un des fiefs les plus importants, traditionnellement donné en partage au fils cadet. En 1202, le remariage de Jeanne de la Guerche, fille d'Eschivard de Preuilly, avec Robert d'Alençon fit passer le château sous contrôle du clan capétien. Jean sans Terre s'en émut suffisamment pour ordonner, par une lettre datée du Mans, le 23 janvier 1203, l'occupation du "castrum de Guirchia"
Le château passa au XIIIème siècle dans la famille des vicomtes de Châteaudun, qui ne semblent pas l'avoir habité. Il tomba en quenouille pendant près d'un demi-siècle, avant d'entrer en la possession de Jean de l'Isle-Ogier (c. 1336), vaillant soldat, lieutenant général de Touraine et de Poitou, mort à la bataille de Poitiers. Le château passa ensuite dans les familles Rougé, Malestroit, avant d'être investi par Pierre Frotier, seigneur de Preuilly, qui dévastait la région à la tête d'une bande de routiers. Récupéré par les Malestroit, le château fut vendu en 1448 à Nicole Chambre, capitaine de la garde écossaise de Charles VII, qui le revendit en octobre 1450 à André de Villequier moyennant un échange de terres et 11.500 écus d'or. En avril 1451, le château hébergea le Roi et sa cour.
André de Villequier, rejeton d'une famille normande, avait été attaché dès son enfance à la personne du roi Charles VII, qui le tenait en grande affection. En 1449, il est nommé gouverneur de la Rochelle; en août 1450, il reçoit la seigneurie de Saint-Sauveur et la baronnie de Nehou. Sa fortune s'affirme à compter de son mariage, à la fin d'octobre 1450, avec Antoinette de Maignelais. Cette cousine d'Agnès Sorel aurait occupé dans le lit royal la place laissée vacante par la dame de Beauté. André reçoit ainsi en dons les seigneuries de Marennes, Oléron, et de la Tour de Brouhe (ofctobre 1450), la seigneurie d'Issoudun (novembre 1450), une pension annuelle de 2000 livres (à partir de 1451). André est également capitaine de Rochefort et gouverneur de Château-Gaillard ; il reçoit la moitié des aides (impôt sur le vin) versées par la Saintonge. A compter de 1452, il est membre du Grand Conseil, premier chambellan, gouverneur de la Rochelle. Ses revenus permettent à André d'augmenter ses propriétés par l'acquisition de Montrésor et d'Etableaux. En 1453, Charles VII obtint du baron de Preuilly qu'il renonce à ses droits féodaux sur la Guerche. Erigée en vicomté, la seigneurie de la Guerche ne dépend dès lors que de la couronne. Le nouveau vicomte de la Guerche dispose de la plénitude des droits seigneuriaux, et notamment des pleins droits de justice. On peut attribuer à André la construction du châtelet d'entrée et de la tour du pont.
A la fin du mois de juin 1454, une maladie emporte André. Il laisse deux fils en bas âge : Arthus et Antoine. Sa veuve reste en faveur à la Cour jusqu'à la fin des années 1450.. En 1460, on la retrouve dans l'entourage de François II, duc de Bretagne, dont elle s'assure les faveurs. Sa mort, en novembre 1471, va entraîner le partage entre Arthus et Antoine de Villequier de l'héritage considérable de leurs parents (450.000 livres environ). Bénéficiant de l'appui royal, Antoine obtiendra un partage de la succession à son avantage en avril 1476. Il faut attendre 1489, pour qu'un nouveau partage des biens soit arrêté par le Parlement de Paris. A partir de 1486, Arthus semble résider continuellement à la Guerche. Vers 1500, il fait construire le grand corps de logis ouest, sur la Creuse.
Le château de la Guerche resta dans la famille Villequier durant tout le XVIème siècle. Gentilhommes en vue à la cour, les Villequier n'en font pas moins de fréquents séjours à la Guerche. Ils y reçoivent Henri III, Catherine de Médicis. Ils adjoignent, vers 1571, une chapelle seigneuriale à l'église du village.
Au cours des guerres de Religion, Georges de Villequier s'engage dans les rangs de la Ligue et prend le contrôle de Poitiers et du nord du Poitou. Bon chef de guerre, financé par l'Espagne, il représente une menace importante tant pour les villes protestantes du Poitou que pour les régions sous contrôle royal (Touraine, Anjou, Orléanais) dont il menace les arrières. Le château de la Guerche est alors occupé par Claude de Villequier, père de Georges. Ancien compagnon de Henri III, il avait obtenu un sauf-conduit royal assurant la sécurité du chateau. Mais en février 1592, Arnaud de Saint-Lary, gouverneur du château royal de Loches, prenant prétexte du passage de troupes de Georges de Villequier par le pont de la Guerche, unit ses troupes à celles de Louis Châteigner, baron de Preuilly, et de Jean Chateignier, son fils, baron de la Roche-Posay, pour une expédition qui mêlait buts stratégiques et esprit de lucre (le chateau de la Guerche, privé de défenseurs, était l'un des plus riches de la région). Le château fut pris et pillé. Georges de Villequier fut tué à la tête de l'expédition de secours qu'il dirigeait, pris qu'il était entre les troupes royales, celles des protestants de Chatellerault, et la Vienne en crue.
Faute d'héritiers mâles, la terre de la Guerche passa dans la famille d'Aumont par le mariage en 1599 de Charlotte Catherine de Villequier et de Jacques d'Aumont. A la mort de César, le château revint à sa fille, Anne d'Aumont, femme de Gilles Fouquet. Le château finit par être vendu en 1709, en raisons d'embarras financiers à Georges du Thil, qui le revendit lui-même en 1719 à Jean André, financier enrichi par les spéculations du systèmes Law. Ces mêmes spéculations ayant entraîné sa faillite, le château est saisi en 1722, avant d'être acheté aux enchères en 1735 par Marc Pierre de Voyer de Paulmy, comte d'Argenson, ministre de la guerre à partir de 1742. Le château fut alors occupé par son fils, Marc René d'Argenson, qui semble y avoir fait des travaux d'aménagement dans les années 1760. Passionné de chasse, il étendit les forêts qui l'entourent et y fit tracer des allées cavalières.
Le château subit d'importantes destrcutions durant la Révolution. Le chemin de ronde et les toitures des tours disparurent en 1794-1795. Les démolitions seront poursuivies sous l'empire par le marquis Marc-René-Marie d'Argenson, resté célèbre pour ses idées progressistes. En 1805, le corps de logis et la tour de l'escalier d'honneur furent abaissés d'environ 5 mètres.Un projet de démolition intégrale (1807) ne fut pas mis à exécution.
La Guerche faisait partie de la dot de Victorine d'Argenson, qui épousa en 1825 Raoul-Rodolphe de Crouy-Chanel, ancêtre des actuels propriétaires.

# Posté le jeudi 24 mars 2005 16:38

Modifié le mercredi 30 mars 2005 10:43

Chateau PUYGUILHEM

Chateau PUYGUILHEM
Chateau construit au début du XVIè siècle présente les caractères des chateaux du valle de loire du temps de françois 1er .
La décoration de l'ensmble , tres homogène, offre beaucoup d'harmonie et contribue à l'élégance de cet édifice de la première Renaissance .

( DORDOGNE )


CLASSEMENT
Les ruines du château sont classées Monuments Historiques (11 décembre 1969).


DESCRIPTIF
Château XVIe. C'est sans aucun doute le plus joli château de style Renaissance du Périgord. Il en possède les caractéristiques : bâtiment clair, grandes baies abondamment décorées, tours recouvertes d'ardoises, cheminées finement sculptées, mâchicoulis délicatement ciselés. Un corps de logis de trois étages sépare une grosse tour féodale circulaire accolée à une tourelle d'escalier octogonale, d'une tour barlongue renfermant l'escalier d'honneur. À l'intérieur, tout est prétexte à sculptures : les encadrements de portes, les clefs de voûtes et les magnifiques cheminées monumentales. L'une d'elles, au premier étage, est typique de l'art Renaissance. C'est une vaste cheminée au manteau divisé en niches, ornées de sculptures représentant six des douze travaux d'Hercule. On peut également admirer la charpente de châtaignier en forme de carène renversée de la grande salle du deuxième étage. Signalons enfin la bergerie et le pigeonnier en forme de dôme.

# Posté le jeudi 24 mars 2005 17:01

Modifié le mercredi 30 mars 2005 10:41

L'entrée du duché

L'entrée du duché
UZES (Gard)
Tour Bermonde (XIIè siècle)
La chapelle (XVIè siècle)
Tour de l'Horloge

Duché d'Uzès
A partir du XVIIème siècle, les devoirs et charges des Duc d'Uzès les obligeront à être présents auprès du Roi à la Cour. Ils reviendront à Uzès lors de brefs séjours ou pour s'y retirer après s'être démis de leurs fonctions en faveur de leurs fils aînés qui portent alors le titre de Duc de Crussol. Lieutenant Généraux aux Armées, Archevêques, Gouverneurs ou Chevalier d'Honneur de la Reine se succèdent au sein de la famille Ducale.
Sous Louis XV, Charles-Emmanuel de Crussol, 8ème Duc d'Uzès, un soir à l'Opéra offre un bonbon au poivre au Comte Ratzau, cousin de la Reine Marie Leszczynska.
Le Comte le lui crache à la figure et un duel survient. Le Jeune Duc tue son adversaire malgré l'interdiction des duels et il est exilé à Uzès.
Il y passera plusieurs années, embellissant son Duché, y donnant des divertissements et il correspondra régulièrement avec Voltaire.
A la Révolution, le Duc d'Uzès émigra et tous ses biens lui furent confisqués. Attaché à son pays, il revint y mourir en 1802.


Sous Louis XVIII, le Roi s'étonnant auprès du Duc d'Uzès que sa famille ne comptait pas de Maréchaux de France, le Duc lui répondit : "Sire, nous mourrons avant ".
A la mort du Roi, il prononça la phrase rituelle : le Roi est mort, vive le Roi. Il portait aussi la couronne au sacre de Charles X.
Au XIXéme siècle, la Duchesse d'Uzès née Mortemart, fut fameuse pour ses chasses à courre en forêt de Rambouillet. Monarchiste, bien que liée avec la communarde Louise Michel, elle finança le Général Boulanger et milita pour les droits des femmes.
Veuve à 31 ans, elle est toujours représentée en noir. Son mari, député et officier de cavalerie succomba suite à un accident de chasse.

# Posté le jeudi 24 mars 2005 17:06

Modifié le mercredi 30 mars 2005 10:38

Chateaux en maçonnais et clunissois .

Chateaux en maçonnais et clunissois .
ST point:Chateau de Lamartine XIIè siècle (né à Mâcon 1790-1869), à 20km de Macon et cluny .Pierreclos: au coeur du Mâconnais sur le circuit Lamartinien:Le chateau de pierreclos XIIè-XV-XVII siècle, à 15 km de Mâcon et de Cluny.
Chateau de Cormantin XVII Façade nord édifiée à partie de 1610 sur les dessins de jacques II Androuet du Cerceau et terminée après 1614 par jacque Gentilhâtre.
Le plus grand chateau ouvert au plublique en bourgongne du sud , à 30 km de Mâcon et 15 km de Cluny.
Chateau de Brerzé-le-Chatel XIIIè-XIVè-XVè siècles Comporte 13 tours, dont 2 donjons carrés, à 15 km de Mâcon et Cluny
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# Posté le jeudi 24 mars 2005 17:17

AZAY-LE-RIDEAU

AZAY-LE-RIDEAU
Chateau Renaissance se mire dans l'indre .

Val Azay-le-Rideau fut édifié sur une île au milieu de l'Indre (affluent de la Loire) de 1518 à 1527 par le trésorier de François 1er : Gilles Berthelot. Suspecté par le roi de détournements et malversations, il prend la fuite... Il s'exile à Metz et meurt à Cambrai quelques années plus tard, laissant son château à jamais inachevé !
"Azay-le-Brûlé"
En 1417, le dauphin Charles (futur Charles VII) se trouve sur la route de Chinon à Tours et, longeant les murs du château d'Azay, se fait copieusement insulter par des soldats d'une garnison bourguignonne.
Le jeune Charles VII ordonne l'assaut : le château est alors entièrement détruit, les 350 soldats exécutés et la ville incendiée prendra le nom d'Azay-le-Brûlé jusqu'au XVIIIème siècle
de LOIRE

Azay-le-Rideau
Merveille d'équilibre et de finesse, le château d'Azay-le-Rideau semble avoir été posé sur l'Indre par le pinceau léger d'un peintre romantique. À 26 km au sud-ouest de Tours, il séduira autant les passionnés de l'art de bâtir que les incorrigibles rêveurs. Entouré de jardins et bâti sur un îlot, Azay-le-Rideau était décrit par Balzac comme "un diamant taillé à facettes, serti par l'Indre". Il fut construit à partir de 1510 à la demande de Gilles Berthelot, financier de la Couronne. Accusé de fraude, celui-ci prit la fuite en laissant l'ouvrage inachevé. Il ne fut terminé qu'au XIXe siècle, avant d'être racheté par l'État. Le site d'Azay connut une histoire funeste : en 1418, Charles VII, insulté par des soldats bourguignons, fit brûler le village et exécuter 350 soldats en représailles. Plusieurs éléments de mobilier et des tapisseries des XVI et XVIIe siècles sont visibles dans le château.

# Posté le jeudi 24 mars 2005 17:21

Modifié le vendredi 06 novembre 2009 11:50