Chateau du Taureau (en baie du carentec )

Chateau du Taureau (en baie du carentec )
Nord finistère.

En 1505 , la reine Anne de Bretagne séjourna à Morlaix.
En 1522 , une flotte anglaise attaque la ville.Pour se protèger d'une nouvelle attaque,le chateau du taureau est construit en 1542 à l'entrée de la rade en baie de Carantec.

Château du Taureau


1542-1680 : Un fort pour protéger Morlaix
L'imposante forteresse maritime qui porte le nom de « Château du Taureau » tire cette appellation d'un petit îlot situé à la sortie de la rivière de Morlaix. On ne connaît pas la raison pour laquelle cette petite île porte le nom de Taureau.
Une incursion de la flotte anglaise sur la ville de Morlaix en 1522 imposa la nécessité de mettre en place un système de défense militaire à l'entrée de l'estuaire. On construisit donc un fort sur l'îlot rocheux du Taureau. L'ouvrage était une sorte d'arrondi muré de très petite hauteur. Les coûts de fonctionnement et d'entretien étaient à la charge des morlaisiens et constituaient un lourd sacrifice pour les habitants.

# Posté le vendredi 25 mars 2005 06:04

Modifié le mercredi 30 mars 2005 10:07

Fort Boyard

Fort Boyard
C'est en 1661 que Colbert, à la demande de Louis XIV, crèe sur l'Atlantique l'arsenal de Rochefort. Ce site est bien protégé, mais la faible profondeur de la Charente oblige de terminer la construction des navires dans l'embouchure, à l'abri des îles d'Aix et d'Oléron. Il faut donc protéger cette rade, plus grande que celle de Brest, des incursions anglaises. Il y a bien les batteries côtières d'Aix et d'Oléron, mais la portée des canons est insufisantes pour croiser leurs tirs et laisse un couloir de 3000 mètres où les navires ennemis peuvent évoluer en toute sécurité.

Il est donc décidé de construire un fort entre les deux îles. Mais, à cet endroit, se trouve un haut fond de sable (appelé longe de Boyard), rendant impropre toute construction solide et le projet est abandonné. Cette absence de défense permettra aux Anglais d'aborder et de mettre à sac l'île d'Aix en 1757, montrant ainsi la vulnérabilité de Rochefort. Un projet fut alors conçu en 1763, mais abandonné car trop coûteux.

En 1801, c'est Napoléon qui reprend l'idée de construire un fort sur la longe de Boyard. Mais il faut assoir la future construction sur des rocs. On va donc entreprendre de couler des blocs de pierre extraits des carrières locales. Boyardville servira de base terrestre pour cette gigantesque opération. La construction de l'enrochement ne peut être effectuée que quelques heures autour de la marée basse (à cause du courant) pendant la belle saison. De plus les rochers s'enfoncent dans le sable, sous leur propre poids. En 1809 la construction est ajournée.

En 1841, les travaux reprennent, en utilisant une autre technique. On construit en effet sur place des caissons en chaux, que l'on coule ensuite. Cela permet aux travaux d'avancer rapidement et en 1848 les assises sont terminées.

La construction du Fort débutera dès l'année suivante et sera terminée 10 ans plus tard. Pourtant la portée des canons ayant augmenté, et l'Angleterre n'étant plus notre ennemi, ce projet aurait dû être abandonné.

Le fort fait 68 mètres de long et 31 de large pour 20 mètres de hauteur. Il est conçu pour soutenir un siège : des citernes de 300 000 litres, des soutes à munition, des magasins à poudre, 66 casemates, 74 canons. La garnison est composée de 260 hommes dont une cantinière, une blanchisseuse et deux cordonniers (alors que les chaussures ne devaient pas beaucoup s'user). La construction de ce Fort aura coûté l'équivalent de 140 km d'autoroute.

Une fois construit, le fort inutile ne reçoit pas l'armement prévu, mais des canons de 30. La garnison subit les tempêtes qui secouent le fort et dont les vagues détruisent les casemates et font tomber les canons. Un éperon est construit en 1866 pour séparer les vagues de façon à ce qu'elles ne frappent pas le fort de plein fouet. Le fort servira sous la commune de prison, il est abandonné par l'armée en 1913.

Il est alors la proie des voleurs de la région qui viennent se servir lorsque la mer en permet l'abordage. Les canons ont été vendus à deux ferrailleurs qui les détacheront à la dynamite ! En 1931, le fort est loué pour 300F par an, seuls deux adjudicataires seulement se présenteront. Pendant la seconde guerre mondiale, les allemands ne se serviront du fort que comme cible d'entraînement. En 1961 il est ensuite vendu aux enchères pour une mise à prix de 7500F. Il est vendu à Eric Aerts, dentiste habitant Avoriaz, pour 28 000F qui laissera le fort à l'abandon. En 1979, E. Aerts vendra le fort pour 1,5 millions de francs (belle plus-value !) qui est, après sa restauration, est utilisé pour les célèbres émissions télévisées.

Il connut un moment éphémère de gloire lorsqu'une scène (la scène finale) du film "Les aventuriers" (avec Delon et Ventura) fut tournée dans ce fort.

Le fort a été réhabilité pour le jeu Fort Boyard. , qui a une page spécifique sur ce site.

Mais avant cette réhabilitation, j'ai eu l'occasion par deux fois de l'accoster, dont une muni d'un appareil photo. Je vous livre toutes les photos que j'y ai prises, dans une page de l'album.

# Posté le vendredi 25 mars 2005 08:44

Modifié le mercredi 30 mars 2005 10:03

Puymartin

Puymartin
Château de puymartin
De loin, le château de Puymartin offre une silhouette élégante à ceux qui parviennent à l'entrevoir au travers des frondaisons qui l'entourent et le gardent. À mesure que l'on s'en approche et que l'on serpente sur le petit sentier qui y conduit, les feuillages le protègent plus complètement encore et ce n'est qu'à quelques mètres de la porte principale que Puymartin révèle son vrai visage : l'élégance des lignes est toujours là, mais se double maintenant de la puissance des murailles et des tours. Tel est Puymartin : haut, fier et raffiné.
La légende de la Dame blanche
Il semble en tout cas que le temps n'efface pas la rancune : plus haut encore dans la tour, une petite pièce est là pour le rappeler. C'est ici qu'au XVIe siècle, Thérèse de Saint-Clar, surprise par son mari Jean de Saint-Clar dans les bras de son amant, fut enfermée quinze années durant. La pièce est étroite, la porte fut condamnée, et Thérèse recevait sa pitance par une petite trappe percée dans le plafond, toujours visible. Jean de Saint-Clar n'était pas un homme de demi-mesure : lorsque sa femme mourut dans cette pièce, il lui refusa une sépulture consacrée et la fit enfouir dans la muraille de sa prison... où elle se trouve probablement encore. Il va sans dire que l'amant avait été exécuté illico presto et, dit-on, pendu à la branche d'un arbre de sorte que Thérèse pût le voir. On savait vivre en ce temps-là ! Toujours est-il que depuis ce temps, on rapporte qu'une belle jeune femme vêtue de blanc, évanescente et douce, apparaît aux habitants de Puymartin, la nuit : la Dame blanche.

# Posté le vendredi 25 mars 2005 08:46

Modifié le mercredi 30 mars 2005 10:01

Chateaux en Auvergne

Chateaux en Auvergne

# Posté le vendredi 25 mars 2005 08:46

Chateau des Milandes

Chateau des Milandes
Entre St-Cyprien et Beynac
C' est en 1489 que François de Caumont, seigneur de Castelnaud, entreprend la construction du château des Milandes dans un endroit surplombant la Dordogne. L'intérieur du château se compose de grandes pièces claires entièrement meublées, pourvues de cheminées monumentales.
Un vaste logis, assez haut, soudé de tours circulaires et carrées, coiffées de lauzes, s'allonge parallèlement à la Dordogne qu'il domine de ses jardins en terrasse. Belle demeure, baies à meneaux très ornées, fleurons, pinacles, lucarnes ouvragées ; rien n'est oublié de ce qui enchantait les gens à l'orée de la Renaissance. On bâtit même une très curieuse chapelle sur plan carré, avec un bon portail sculpté. Les sculptures y fleurissent partout, même sur les contreforts aux volumineux larmiers.
L'intérieur se compose de grandes pièces claires entièrement meublées, pourvues de cheminées monumentales et enfermait des gisants et de riches tombeaux ; la chapelle devint temple lorsque, vers 1535, les seigneurs devinrent huguenots ; elle a perdu la plus grande partie de ses sculptures, ses fresques et ses tombeaux : etiam perierunt ossa !
Les milandes. C'est pourquoi une inscription y rapelle que :
LAN MCCCCIIIIXX ET IX FUREN COMENSADES
LAS MILANDES DE CASTELNAU
Au XIXème siècle, Mr Claverie réalisera l'ensemble dans un style néo-gothique.

Le château doit également sa renommée à Joséphine Baker, qui en fut propriétaire de 1947 à 1968, la "pouponnière" où elle abrita des enfants adoptés.

Le Musée de la Fauconnerie, situé dans la plus haute tour du château, vous présente les accessoires du fauconnier.
Spectacle de chasse au vol où quelques magnifiques rapaces évoluent pour une démonstration de cet art ancien; musée Joséphine Baker; Jardins à la française.
Créés au XV° siècle, les jardins à la française sont remodelés au XIXe siècle. Le parc est du type paysager, planté des plus nobles espèces d'arbres et de conifères. Vous serez envoûté par les différentes essences, émerveillé par les arbres centenaires et la beauté des fleurs.

# Posté le vendredi 25 mars 2005 08:47

Modifié le mercredi 30 mars 2005 10:00